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Top 10 : 30 millions d’amis

Parce que le tennis est un sport solitaire, les joueurs ont aussi le droit à un peu de compagnie. Et ce, même si le monde de la petite balle jaune et celui des animaux ne fait pas toujours bon ménage.

Parce que le tennis est un sport solitaire, les joueurs ont aussi le droit à un peu de compagnie. Et ce, même si le monde de la petite balle jaune et celui des animaux ne fait pas toujours bon ménage. La preuve en 10 histoires, où il sera question de fourmis volantes, de serpent-tigre et de braiement d’ânes. 

 

 1/ La chèvre de Monsieur Guillemot

 

Un joueur débarquant au stade Roland-Garros avec une chèvre en laisse : non, les années folles n’étaient peut-être pas encore terminées en 1933 pour Maxime Guillemot, joueur français de second plan, quand il a eu cette idée saugrenue. Raymond Rodel, collègue visiblement aussi excentrique que lui, tentera même de pousser la bête sur le court Central, pendant un match de double de Jean Borotra. En vain.

 

2/ Noah attaqué par des fourmis

 

Les fourmis volantes attaquent Jéricho. Ce qui pourrait être le titre d’une belle série B a réellement eu lieu dans l’Etat de New York, fin août 1988. Quand ? Lors d’un match exhibition entre Yannick Noah et Jim Courier, interrompu quelques minutes par un essaimage. Sans concertation, tout le monde, joueurs, spectateurs, arbitres, ramasseurs, iront se mettre à l’abri comme un seul homme.

 

3/ « Qu’on fasse taire cet animal »

 

Champêtre. Ou comment caractériser l’édition 1909 du championnat de France, ancêtre de Roland-Garros. Cette année-là, pour la seule fois de son histoire, elle n’a pas eu lieu à Paris mais dans le superbe club de la Villa Primerose, à Bordeaux. Aux applaudissements et aux impacts de balles se mêlent alors au braiement des ânes du parc voisin… Le futur vainqueur, Max Decugis, en est même devenu fou : « Qu’on fasse taire cet animal ou je quitte le court ! »

 

5/ « Je n’en pouvais plus de ces oiseaux »

 

Tournoi de Dubaï 2013, 18 heures, à l’heure de la prière du soir. Comme dans le film Les Oiseaux d’Alfred Hitchcock, des moineaux envahissent les arbres et font la nouba pendant près d’une heure. De quoi rendre fou Dmitry Tursunov. Le Russe se met à avoir des envies de meurtre lors de son match contre Michael Llodra. Armé de plusieurs balles (de tennis), le Russe s’est mis à viser les arbres bordant le court numéro 1. « J’ai dit à l’arbitre que je n’en pouvais plus de ces oiseaux. Je ne m’entendais pas respirer. À un moment, je voulais même découper l’arbitre ! » Point de pénalité.

 

6/ Un serpent-tigre sous le gazon

 

Finale de Coupe Davis par BNP Paribas 2001, la France bat l’Australie 3-2 à Melbourne. Après l’évènement, les agents enlèvent les plaques de gazon spécialement posées pour les rencontres. Puis font une sympathique connaissance : un serpent-tigre, évidemment venimeux, avait passé la semaine à zigzaguer sous les souliers des finalistes. Et ce n’était pas Fabrice Santoro.

 

7/ Un écureuil sur le gazon

 

Wimbledon 1949, deuxième tour. Le Français Robert Abdesselam mène 5-3 dans le 5ème set contre le Néerlandais Hans Van Swol. Moment choisi par un écureuil pour faire sa petite balade quotidienne sur le sacro-saint gazon londonien. Il faudra trois minutes pour le déloger de là. Van Swol, qui était au bout du rouleau, respire, revient dans la partie. Et s’impose 13/11.

 

8/ « Le chien jappait sans arrêt »

 

Ilie Nastase, un farceur ? Si peu. Durant sa carrière, le Roumain a déjà apporté un chat noir sur le court pour déstabiliser le superstitieux Italien Adriano Panatta ; caché des souris dans le casier d’Arthur Ashe et même… attaché le chien de Jean-Paul Belmondo. Lors d’un match de double à Roland-Garros, Nastase se retrouve contraint, emporté par son élan, de sauter dans la loge que Jean-Paul Belmondo a loué au bord du court Central pendant des années. Nastase saisit alors le célèbre Yorkshire de l’acteur et s’en va l’attacher… à la chaise de l’arbitre !  « On a joué deux ou trois points. Le chien sautait dans tous les sens et jappait sans arrêt. Tout le monde était mort de rire, se souvient ‘Nasty’ dans son autobiographie. Et Bébel ne disait rien. »

 

9/ « Trois jours qu'Arnaud parlait aux papillons »

 

Demi-finale double, Open d’Australie 2002. Santoro/Llodra vs Boutter/Clément. Au service, Arnaud Clément attaque gentiment le jeu du premier set lorsqu’après trois échanges, la balle touchée par Llodra change soudain de trajectoire, juste avant de passer le filet. Un effet surprise ? Pas vraiment. « Quand Julien et Arnaud fixent un petit truc gris sur le court, là je comprends qu’ils viennent de toucher un oiseau », rembobine Clément. Devant la dépouille du volatile, Boutter se prosterne, se recueille, devant un public hilare. Avant de se relever et de traiter Llodra d'assassin. Boutter qui avait des mauvais pressentiments pour ce match : « Cela faisait quand même trois jours qu'Arnaud parlait aux papillons. »

 

 

10/ « J’ai rarement vu quelque chose d’aussi beau »

 

Amateur des surfaces rapides, Pete Sampras ne s’est jamais réellement senti à l’aise à Roland Garros. En 1995, il se fait même sortir au premier tour face au rapace autrichien Gilbert Schaller. Une défaite à oublier. Ou alors à retenir pour ce moment de grâce intervenu dans le dernier set, quand une colombe suspend le temps et le match en se posant sur le filet. Tranquille. Pete Sampras fera même dans l’esthétisme après la rencontre : « J’ai rarement vu quelque chose d’aussi beau. Dommage que cela soit arrivé au cours d’une partie où j’ai rarement aussi mal joué ».

 

Par Victor Le Grand et Julien Pichené

Article rédigé par

So Press

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