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Top 5 : les lendemains de Roland-Garros

Des soirées où il est question de tournée générale payée avec le prize money, de piscine tout habillé et de go-go danseuses. Découvrez ou redécouvrez cinq histoires de fêtes post Roland-Garros.

Après l’effort, le réconfort. Les internationaux de France à peine terminés, les champions et championnes de tennis ayant atteint le dernier carré partent souvent fêter ça dans la nuit parisienne. Des soirées où il est question de tournée générale payée avec le prize money, de piscine tout habillé et de go-go danseuses.

 

1/ « J’ai invité tout le monde »

 

En 1966, pour sa première participation à Roland-Garros, Ilie Nastase partage sa chambre d’hôtel avec son compatriote Ion Tiriac. Six ans plus tard, en 1972, après sa finale perdue face à Jan Kodes, il touche 4 000 dollars et les enfourne par liasses de cent dans sa housse de raquettes. La suite ? « Je suis allé chez Castel, assure dans L’Equipe cet habitué des plus célèbres clubs de la night parisienne, aux côtés de Mick Jagger, Claudia Cardinale et de quelques bouteilles de whisky. J’ai invité tout le monde et dépensé tout mon argent. À l’époque, le circuit était plus humain. On restait au bar et on discutait. Aujourd’hui, ils ne se connaissent même pas.?»

 

2/ Montmartre, nuit blanche et doublé

 

Yvon Petra et Marcel Bernard. Deux Français, deux joueurs de tennis, deux épicuriens qui ont vu leur carrière brisée par la Seconde guerre mondiale. Avant de rencontrer finalement, au sortir de cette épreuve, une gloire tardive. En 1946, Marcel Bernard, inscrit en double aux côtés d’Yvon Petra, ne se sent plus de jouer en simple : à 32 ans, il ne croit plus en ses chances. Il déclare donc forfait pour l’épreuve solo, se ravise suite à une défection, et remporte finalement le tournoi. Après une grosse nuit blanche à Montmartre en compagnie de son pote Yvon Petra pour fêter sa victoire, il revient le lendemain à Roland-Garros aux côtés d’… Yvon Petra pour réussir le doublé gagnant. Un exploit pour Marcel qui n’ajoutera plus aucun autre titre à son palmarès. Mais sans doute encore quelques sorties arrosées…

 

3/ Bob Marley, Gérard Holtz et statues grecques

 

Dimanche 5 juin 1983. Gérard Holtz, journaliste à la télévision française, accueille dans son émission Stade 2 Yannick Noah, tout frais vainqueur de Roland-Garros face à Mats Wilander. Alors que l’animateur a prévu de diner avec des amis, le héros du jour le convie chez lui à Nainville-les-Roches, à une quarantaine de kilomètres de Paris, pour une bringue de circonstance. « Je lui demande s'il faut un mot de passe pour entrer, se remémore Gérard Holtz au Parisien, trente ans après. Il rigole et me dit que ce n'est pas la peine. Je prends alors ma moto ». Sur place, du beau monde : le groupe Téléphone, des acteurs, des actrices, des amis, la famille. Toute cette assistance finira tout habillée dans la piscine, après avoir chanté et dansé toute la nuit sur du rock ou du Bob Marley. Et Yannick dans tout ça ? Gérard Holtz de saliver : « L'eau ruisselante sur son torse, ça valait toutes les statues grecques du Louvre… Il faisait chaud, chaud, chaud ! » Apparemment.

 

4/ « J’ai tout perdu »

 

412 500 euros. Ou le montant du prize money perçu par Ernests Gulbis à Roland-Garros l’année dernière, récompensant sa demi-finale perdue face à Novak Djokovic. Une belle somme que le Letton  serait allé dépenser comme il se doit. « Après le tournoi, je suis retourné en Lettonie et, en compagnie de mon cousin, je suis allé au casino», racontera-t-il au quotidien italien La Gazzetta dello Sport. Résultat : « J’ai tout perdu ». Rien de préoccupant pour ce fils d’un richissime homme d’affaires, l’un des plus aisés de Lettonie, qui déclara un jour « être trop sophistiqué pour manger des mauvaises choses avec du ketchup ».

 

5/ « 5 jours à récupérer et à fêter la victoire »

 

Question amoureuse : qui sont les vainqueurs dames et messieurs de l’édition 1999 de Roland-Garros ? Respectivement Steffi Graf et Andre Agassi. Comme la vie est souvent bien faite, les deux soufflent aujourd’hui leur 13 ans de mariage sans un semblant de nuage à l’horizon. Mais à l’époque, les deux tourtereaux ne se connaissent pas. L’Allemande n’est même pas célibataire. Un détail : Brad Gilbert, l’entraîneur d’Agassi, prophétise dans le Concorde qui le ramène à New York après leur victoire parisienne : « C’est votre destin de finir ensemble. C’est votre destin de vous marier ». Et de poursuivre : « Après les deux semaines que tu viens de viens de passer, tu vas me dire qu’il y a quelque chose d’impossible ? » Deux semaines qui seront ponctuées par « 5 jours à récupérer et à fêter la victoire. Surtout à la fêter.» « La bringue n’en finira pas », conclut Le Kid de Las Vegas dans son autobiographie, où il n’oublie de mentionner la présence de go-go danseuses et le menu de la playlist. Du Frank Sinatra. That’s life.

 

Par Victor Le Grand

Article rédigé par

So Press

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