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5 choses que nous ne savez (sûrement) pas sur Monte-Carlo

Monte-Carlo 2010. Nadal croise l’ancien joueur polonais Wojtek Fibak dans les allées du tournoi et fond en larmes dans ses bras. Pour savoir pourquoi, il suffit de cliquer ici.

La saison sur terre battue ouvre officiellement cette semaine avec le tournoi de Monte-Carlo. Une étape très prisée par les joueurs et les joueuses du circuit car idéale pour préparer Roland-Garros. Et ce, depuis 1897. C’est dire si son histoire, même récente, regorge de petites histoires et anecdotes. Florilège.

 

« Nadal m’a serré dans ses bras »

 

Wojtek Fibak, ça vous parle ? Plus grand joueur que la Pologne ait offert au monde, l’ancien vainqueur de l’Open d’Australie croise un jour de 2010 Rafael Nadal dans les allées du tournoi de Monte-Carlo. Coïncidence : cette rencontre survient quelques jours après le crash de l’avion Tupolev Tu-154 qui provoque la mort des 96 passagers, dont celle du Président polonais Lech Kaczynski. Les deux joueurs échangent quelques mots. Puis l’Espagnol, submergé par l’émotion, se met soudainement à enlacer Fibak. Des larmes glissent même sur son visage. « Nadal m’a serré dans ses bras, raconte l’embrassé. Il m’a dit qu’il était très attaché à la Pologne, qui était le pays où il a gagné son premier titre ATP (au tournoi de Sopot, en 2004, ndlr). Je n’en revenais pas. Quel type ! »

 

« Tu as l’avenir devant toi »

 

Le match de sa vie, perdu d’un cheveu. Finaliste de Roland-Garros en 1999, Andreï Medvedev domine André Agassi pendant deux sets (6-1, 6-2), est à cinq petits points du trophée mais finit par s’incliner. Une performance, malgré tout, quand on sait que l’Ukrainien était à deux doigts d’arrêter le tennis quelques semaines plus tôt. Dans son autobiographie, Open, Agassi raconte que, plaqué par sa petite amie, son futur adversaire écumait les bars et les boîtes de nuit pendant le tournoi de Monte-Carlo pour noyer son chagrin. Il songeait alors sérieusement à raccrocher quand le Kid de Las Vegas lui redonna le moral en buvant des canons avec lui et en lui refilant quelques tuyaux pour améliorer son jeu. « Comment tu peux dire ça ? Regarde-moi : 29 ans, blessé, divorcé, et c’est toi qui râles ? Tu as 24 ans et l’avenir devant toi, écrit l’Américain. Chaque fois qu’on s’est croisé dans les vestiaires ou, après, autour de Roland-Garros, on s’est échangés des clins d’œil complices et des signes de main ». 

 

Un match nul au tennis, c’est possible ?

 

Question piège, à poser pour briller en soirée : qui a remporté le tournoi de Monte-Carlo en 1981 ? Réponse : personne. Oui, la finale entre Jimmy Connors et Guillermo Vilas n’a jamais pu se terminer. À cinq jeux partout au premier set, la pluie diluvienne stoppe la rencontre… pour toujours ! En ce lundi après-midi, le programme est déjà retardé de 24 heures. Malgré les promesses faites par les deux joueurs, les organisateurs ne réussiront jamais à trouver une date pour faire rejouer cette affiche alléchante, sachant qu’aucun point de règlement n’oblige un tournoi à terminer sa finale lorsque celle-ci a été interrompue par la pluie. Tout dépend donc des joueurs qui, dans ces cas-là, récoltent tous les deux les points ATP et le prize money du finaliste.

 

Ivan Lendl à Monte-Carlo, sous la contrainte

 

Contrairement aux idées reçues, les joueurs de tennis professionnels ne choisissent pas (totalement) leur calendrier. L’ATP les oblige à participer à un nombre minimum de tournois par saison. En 1985, Ivan Lendl est désigné pour jouer sur terre battue à Monte-Carlo. La raison ? Ayant déjà décliné deux compétitions plus tôt dans l’année, un troisième refus lui ferait risquer une amende de plusieurs milliers de dollars. Une décision pour le moins absurde puisque le Tchécoslovaque jouait la semaine précédente sur dur à Fort Myers, en Floride, et la semaine suivante en indoor, à Dallas. Malgré ce programme insensé, Lendl remporte les trois tournois en trois semaines. Imperturbable.

 

« J’étais dans le cirage »

 

Printemps 1986. Yannick Noah se hisse en finale de Monte-Carlo. Au cours de la nuit qui précède le match, un message de Cécilia, son épouse, lui apprend la naissance de leur fille, Yelena, à New-York. L’excitation, l’alcool et le manque de sommeil ont raison de lui : il perd en deux sets face à Joakim Nyström, le Suédois. « J’étais dans le cirage », expliquera-t-il. Mais il reste une finale de double à disputer. Dans les vestiaires, quelques minutes avant sa deuxième rencontre du jour, un inconnu le voyant anxieux lui propose un verre de vin. Il en boit un demi-litre devant les yeux effarés de son partenaire qui se ronge les ongles. Deux heures plus tard, les deux Français remportent le trophée. Son plus beau, confiera-t-il des années plus tard à Laurent Boyer. Dans Fréquenstar.

 

Par Victor Le Grand, avec Julien Pichené

Article rédigé par

So Press

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